St Barth : 7 plages à ne pas manquer
Vous vous réveillez au son des vagues caressant le bord de votre villa, un café créole en main. À Saint-Barth, chaque plage raconte une histoire différente : certaines murmurent des légendes de pirates, d’autres étincellent sous le regard des yachts milliardaires. Mais comment choisir ? Après dix ans à arpenter ces rivages, voici mes incontournables – ceux que je partage uniquement avec les voyageurs capables d’en apprécier les nuances.
Anse de Grande Saline : le refuge des initiés
Cachée derrière une dune ocre, cette bande de sable sauvage n’apparaît sur aucun panneau. On s’y rend à pied, en suivant le sentier parfumé de raisiniers maritimes. Arrivez tôt : à 8h, la lumière caresse les vagues d’un turquoise si intense qu’on le croirait peint par Matisse. Conseil de pro : le food truck La Saladerie y sert des langoustes grillées à midi, mais uniquement le jeudi. Le Journal de Saint-Barth révélait l’an dernier que certains habitués y organisent des dîners clandestins au clair de lune…
Colombier : la discrète
Accessible uniquement par bateau ou via le sentier escarpé de Petite Anse, cette crique en forme de fer à cheval est le secret le mieux gardé de l’île. L’eau y est si limpide qu’un photographe du National Geographic m’avoua un jour y avoir repéré des raies pastenagues sans masque. À éviter le weekend – les locaux y viennent en famille, leurs glacières remplies de bokits au morue.
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Gouverneur : le fantôme des trésors
La légende veut que le pirate Monbars y ait enterré un butin. À défaut d’or, on y trouve des pépites plus précieuses : des coquillages nacrés, des bancs de poissons-perroquets… et surtout, une tranquillité rare. Le vent y sculpte des motifs éphémères dans le sable – prenez des photos avant midi, quand la brise marine efface tout.
Saint-Jean : le théâtre du luxe
Ici, les hélicoptères dansent avec les voiliers. Deux ambiances coexistent : côté Eden Rock, c’est l’effervescence des cocktails rosé et des maillots de bain griffés. Mais marchez 300 mètres vers la pointe – soudain, plus un bruit, sauf le clapotis contre les roches volcaniques. Un serveur du Nikki Beach m’a confié un truc : commandez un mojito après 16h, ils y glissent une touche de sirop de passion locale.
Flamands : le paradoxe
La plus longue plage de l’île… et la plus déserte. Les familles de l’archipel y pique-niquent le dimanche, étalant des nappes en madras sur le sable blond. À l’ouest, près des formations rocheuses, l’eau devient soudain plus fraîche – une particularité géologique confirmée par Access Saint-Barth. À tester : le kiosque Chez Rolande et ses accras de légumes oubliés (patate douce violette, chou caraïbe…).
Shell Beach : le cabinet de curiosités
À deux pas de Gustavia, cette anse doit son nom aux coquillages broyés qui crissent sous les pieds comme du sucre cristallisé. Parfait pour une baignade express entre deux emplettes de luxe. Mais le vrai spectacle commence au couchant : les reflets dorés sur les coques des superyachts donnent l’impression que la baie entière s’embrase.
Corossol : l’authentique
Oubliée des guides, cette plage de pêcheurs sent le sel séché et le bois de goyavier. Les « ladies of Corossol » y tressent encore des chapeaux en feuilles de latanier, comme au temps de leurs arrière-grands-mères. Allez-y un matin de pêche : les barques colorées déchargent thons et vivaneaux directement sur le sable. Une scène inchangée depuis les années 60, selon les archives du Journal de Saint-Barth.
Variante de fin
Demain, à quelle heure partirez-vous ? À 6h, quand Colombier se pare de reflets nacrés, ou à 17h, pour voir Saint-Jean s’animer comme un champagne qu’on débouche ? Peu importe – chaque grain de sable ici a son heure de gloire.